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Il est souvent arrivé qu’au détour d’une conversation avec des amis ou collègues, ceux ou celles-ci s’étonnent du fait que tous les postes de travail que j’ai tournent sur Linux et quelques-unes de ses multiples déclinaisons. Cette orientation, quelque peu extrême pour certains, a de quoi surprendre, et je peux parfaitement le comprendre. Mais ce n’est pas sans cause. Je vais donc essayer aujourd’hui de vous présenter les principales raisons qui m’ont conduit à faire de tels choix technologiques.

Curiosité

À l’époque, dans le voisinage des années 2000, alors que dans mes environnements immédiats Microsoft Windows régnait sans partage ni horizon lointain de contestation, un de mes très bons amis, le légendaire et vénérable Makéna SonLènè, à de très nombreuses reprises, ne cessait de me parler d’un système alternatif à nulle autre pareille. Linux par-ci, Linux par-là. Pendant longtemps, j’ai pris ses paroles pour des délires technologiques propres au personnage. Jusqu’à ce qu’un jour, je me dise que cela ne me ferait pas de mal de voir par moi-même, puis de juger. J’étais curieux de savoir de quoi il était question, comment ça se présentait, comment ça s’utilisait. Je voulais du concret, pas juste une de ces phrases mortes qu’on retrouve dans les manuels informatiques. Près de 20 ans plus tard, je peux dire que bien m’en a pris.

Inédit

Autour de moi, à cette époque, c’était presque uniquement du Microsoft. Un peu de Novell pour les plus élitistes. Un brin de Mac pour les plus bizarres (troll), du bon vieux DOS pour les résistants purs et durs, mais rien de plus. Alors Linux, c’était un peu comme un vent de fraîcheur, une approche et une philosophie nouvelles pour moi.

Concepts

Avec Linux, ce sont de nombreux nouveaux concepts que j’ai dû intégrer :

  • des logiciels libres, et pour la plupart gratuits
  • la possibilité de le télécharger, puis l’utiliser légalement
  • les codes sources ouverts qui permettaient à un développeur comme moi de contribuer à la personnalisation ou l’optimisation des logiciels
  • la possibilité, en une seule installation d’avoir, à partir d’un seul et même support le système d’exploitation, la suite bureautique, plus un impressionnant volume d’autres applications

Tout cela était nouveau, rafraîchissant, et tellement enthousiasmant pour moi!

Efficacité

À l’époque déjà, pour chaque progression majeure des systèmes d’exploitation, il fallait aussi faire évoluer son matériel. Lorsque je découvrais Linux, c’était même parfois presque le contraire, un peu comme si les développeurs du système se battaient pour faire fonctionner leurs versions nouvelles sur des postes de travail de plus en plus vieux. Même en ayant une solide machine contemporaine, il n’était pas toujours garanti qu’avec Microsoft Windows il serait facile et immédiat d’exploiter tous les périphériques. Tandis que sur Linux, après l’installation, dans mon cas du moins, tout était déjà opérationnel. Ça, c’était très très fort, surtout pour moi qui entretenait dans ma grange pas mal de vieilles breloques.

vieilles breloques

Souviens-toi le siècle dernier! À l’époque, Linux offrait une expérience utilisateur contemporaine même sur des “antiquités moyenâgeuses”. C’est malheureusement de moins en moins le cas aujourd’hui. Linux n’en demeure pas moins l’un des systèmes d’exploitation les plus efficaces en terme de gestion de ressources.

Modularité

Aussi loin que je m’en souvienne, il a toujours été possible de configurer ses systèmes pour que ceux-ci accomplissent une tâche ou une série de tâches. Mais c’était la première fois pour moi d’aborder la façon dont Linux traitait cet aspect. Il était en effet possible, au travers d’une commande ou d’une configuration, de déployer une série de services ou de fonctionnalités conjointes, de manière à conférer au système une personnalité bien particulière. Ainsi, on pouvait transformer plutôt aisément un poste de travail en serveur web, ou plutôt en station de travail multimédia ou même en console de jeu. Pas nécessairement besoin d’avoir à installer plusieurs applications à la main. On active un paquet, on exécute une commande, et les fonctionnalités attendues débarquent.

Variété

Conséquence directe de la grande modularité des applications sous-jacentes, Linux se distinguait par l’immense variété de distributions spécifiques, qui étaient taillées et optimisées pour accomplir une série de tâches bien précises. Au lieu d’installer un système, puis de lui adjoindre certains paquets par la suite, on pouvait juste télécharger et utiliser directement un système d’exploitation sur mesure!

Sécurité

Les virus ont souvent été un enjeu critique dans la gestion de systèmes. Un peu moins maintenant, de mon point de vue, (peut-être parce que je n’ai désormais que du Linux chez moi?), mais à l’époque … Tomber sur un système offrant une telle tolérance aux intrusions et autres méfaits cybernétiques, ça vous convainc un individu, surtout si celui-ci, grand collectionneur de son état, a perdu auparavant d’immenses collections de fichiers. Au début, je pensais carrément que les virus n’existaient pas du tout sur Linux. J’ai mûri et eu le temps de constater que ce n’était pas tout à fait vrai. Ce qui est resté véridique, toutefois, c’est qu’on est pas mal mieux protégé sur Linux que sur la plupart des autres systèmes.

Et vous, connaissez-vous Linux?

Présentez-nous votre parcours dans la section des commentaires.